THE CREW

OLIVIER “WHITE NOISE” MAKER


Fonction officieuse

Architecte du bruit. Classement compulsif du réel.
Ancien CEO de Top Ten Comics, désormais survivant éditorial et contributeur fantôme de ce qui reste.


Portrait

Il écrit. Beaucoup, tout le temps, ou plutôt : il tente de capturer quelque chose qui lui échappe depuis toujours.

Olivier Maker, alias White Noise Maker, est de ceux qui ont commencé les comics avant même de savoir lire — époque bénie où les images Panini suffisaient à construire une mythologie personnelle cohérente. Depuis, il n’a jamais vraiment arrêté. Il a juste complexifié le système.

Ancien pilier de Top Ten Comics (paix à son code source), expert qualité le jour — disséquant les process comme d’autres dissèquent des intrigues — il passe ses nuits à écrire, réécrire, corriger, supprimer, reconstruire… à la recherche d’un chef-d’œuvre qu’il soupçonne d’exister, mais qu’il refuse de définir.

Fan de catch pour la dramaturgie incontrôlable, de football pour ses récits émergents, de PJ Harvey et Mogwai pour le bruit entre les notes, il accumule les influences comme d’autres accumulent les preuves.

Il observe aussi. Beaucoup. Depuis une fenêtre. L’humanité, souvent en caleçon, toujours classée. Groupes. Sous-groupes. Variantes. Anomalies.

Il écrit deux jeux de rôle. Enfin, il les finira. Dès qu’il aura terminé cette nouvelle. Qu’il peaufine depuis des mois. Ou des années. La notion reste floue.


Signature

“MON chef-d’œuvre existe. Il est juste coincé quelque part entre deux versions.”

PAVEL RENKOVIC


Fonction officieuse

Pare-buffle humain. Filtre cynique du réel.
Spécialiste des collisions idéologiques et des désillusions bien argumentées.


Portrait

Il ne parle pas beaucoup.
Parce que, selon lui, tout a déjà été mal dit.

Pavel Renkovic est ce qu’il reste quand on a trop bien compris comment fonctionne le monde — et qu’on a décidé de ne plus faire semblant d’y croire.
Ancien contributeur acharné de Top Ten Comics, il a survécu à la disparition du site comme on survit à un accident : debout, mais légèrement déplacé.

Il observe. Mais lui ne classe pas. Il juge.

Bukowski pour la lucidité alcoolisée.
Kafka pour l’absurde administratif.
Trent Reznor pour le rythme interne. JG Ballard pour l’optimisme.

Le reste ne mérite pas vraiment d’être retenu.

Son moment fondateur ?
Un Fatalis moribond face au Beyonder. Perdu d’avance. Renversement total. Prise de contrôle absolue. Depuis, Pavel ne croit plus aux rapports de force évidents.

On dit qu’il vient d’une cité de l’Est. Russe, peut-être ?
Ou inventée. Il ne corrige jamais les hypothèses.

Quand on lui demande ce qu’il fait dans la vie, il hésite rarement : Destructeur de monde ou/et archiveur Certains pensent qu’il est (Malheureusement) formateur ou professeur. Mais personne n’a jamais pu le vérifier sans douter ensuite de sa propre version.


Signature

“Rien n’est perdu. C’est juste mal engagé.”

UNCLE MEYER


Fonction officieuse

Mémoire vive du collectif. Archive instable.
Garant autoproclamé de “la grande époque”.


Portrait

Il a tout fait. Ou presque. Et le reste, il préfère dire qu’il l’a oublié.

Uncle Meyer est le doyen — non pas par l’âge, mais par l’accumulation.
Des métiers improbables, des engagements successifs, des certitudes abandonnées puis reprises sous une autre forme. Un homme qui a adhéré à tous les syndicats possibles sans jamais vraiment quitter le premier.

Il a appris à lire avec Spidey et Zagor. Depuis, il ne s’en est jamais totalement remis.

Grand défenseur des épopées massives de la Distinguée Concurrence — les vraies — celles qui ne demandent pas la permission d’exister, il parle de Crisis comme d’un événement historique réel. Et il n’est pas complètement seul dans ce cas.

Philip Roth pour la lucidité.
Bret Easton Ellis pour le malaise propre.

Le reste oscille entre vinyles, CD, et une activité de nettoyage compulsif qui inquiète légèrement le voisinage éditorial. Un rictus. Toujours le même. Pas franchement rassurant.

Il travaille actuellement sur un guide de cote définitif. Un pavé. Un monument. Un ouvrage qui “fera date”. Selon lui.

Il aime jouer à des trucs sur des ordis qui font 10kgs et nous explique que « avec ça on prenait des heures de plaisir ». On ne demande qu’à le croire mais on a essayé Match Day 2 et on a pas vraiment vu.

Il aime aussi le jardinage. Mais le comité éditorial a été formel : aucune rubrique jardin ne verra jamais le jour.


Signature

“C’était mieux avant. Et j’ai les preuves. Quelque part.”


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